12 août 2018

Apprendre à aimer la vie et s'émerveiller... Pas simple !

« La sagesse commence dans l’émerveillement » Socrate

Il est plaisant de tomber sur cette citation lorsqu’en lisant Christophe André « Méditer jour après jour » exprime, de mon point de vue, la même chose. A la lecture de ce livre, je me rend compte que je médite depuis bien plus longtemps que je ne saurai le dire. J’aime tant m’arrêter et contempler la nature, écouter ses bruits. Un psy m’avait dit que je suis une contemplatrice.

Le fait de m’arrêter, de me laisser porter par le paysage, les sons, si loin de tout, ne sont des moments qui n’appartiennent qu’à moi. Profiter de l’instant présent, déconnecter, être hors de ce monde est un tel plaisir ! Un plaisir égoïste nécessaire à ma vie. Une absolue nécessité.

 

Cette dernière semaine de job a été assez dure, il était temps que le contrat s’arrête, 5 semaines à fond, de belles réalisations, de bonnes idées à refaire. Je recommence les mercredis des périodes scolaires, ensuite nous verrons ce que Pôle veut bien que je fasse ou pas. J’ai aussi ma formation en braille qui va débuter, et au bout une certification.

 

J’ai trouvé un chat sympa où je vais discuter, j’apprécie, ça me donne l’impression d’être moins seule.

Je m’étais inscrite sur des pages FB pour HP, mais pas mon truc, de la même teneur que les sites de rencontre ! Par exemple, j’ai été abordée par un homme qui voulait discuter avec moi, je dis ok. Mr n’est libre que tard le premier soir, et moi, je suis hs, mais je fais un effort. Puis il me dit qu’il n’est pas libre le soir suivant, d’accord, alors avant d’aller au boulot, je lui laisse un mot et pose quelques questions, cela étant le lundi et mardi, et ensuite pas trop de nouvelles, donc hier je lui laisse « Es-tu sûr de vouloir que discutions ensembles ? », je sentais bien qu’il ne souhaitait pas continuer, et moi, je n’étais pas plus enthousiaste que cela. Bref, au lieu de me faire une réponse simple : Oui ou non ; j’ai eu le droit « Je préfère en rester là, car je sens que tu es pleine de peurs et d’angoisses, et je ne souhaite pas être là pour les calmer, elles sont à toi, je préfère que tu te les gardes, etc... » à peu de choses près, c’est cela que disaient ses messages. Il est si facile de rejeter la faute sur l’autre ! Quel plaisir a-t-on dire des choses blessantes ? Une réponse simple est plus facile. Pour ma part, je fais simple et n’essaye pas d’incriminer l’autre, à la rigueur, je me mets en cause. A quoi bon l’accabler de tous les maux ?

Pink Floyd - Wish You Were Here (Eternal Sunshine of the Spotless Mind) [HD]

Sinon, je discute avec un autre homme depuis plus d’une semaine, sympa. Il est en couple avec une femme qui vit à l’autre bout du pays par rapport à lui. Il n’est donc, ici, pas question de relation amoureuse, loin de là. C’est agréable d’avoir une nouvelle personne à découvrir.

Ce week-end, je suis en plein rangement, du tri, du vide, les poussières, l’aspi, remise en état et en place de l’appart pour enfin reprendre toute la couture qui m’attend d’un bon pied ! Les créations s’accumulent, mon petit cerveau est en surchauffe. Le fait de ranger m’aide à aller mieux.

Demain, j’ai un RDV pour faire évoluer ma vie, et avoir plus confiance en moi et en la vie. J’ai besoin de changement, il faut que ça bouge !

 

Sur ce, je vous laisse et vous souhaite un beau et magnifique dimanche.

 

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Posté par clementine blanc à 09:07 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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17 juin 2018

On m'a demandé un article.

La personne de l'agence matrimoniale où je suis inscrite m'a demandée d'écrire un article sur les HP, zèbres, etc...

Appelez nous ou vous comme vous le souhaitez !

 

Comme je lui ai dit, je ne peux écrire qu'en mon nom propre (pseudo propre !) et en ne connaissant que mon mode de fonctionnement, mes envies, ma vie. Je ne sais pas si les autres fonctionnent ainsi. Enfin, je lui ai rédigé un texte de trois bonnes pages, une amie l'a lu, et ma conseillère aussi. Elles ont aimé, avant qu'il ne soit publié sur le blog de son agence, B. va faire une intro.

Voici mon texte :

" Zèbre, HP (haut-potentiel), Surdoué, Hyper-sensible…

 

J’avais presque 40ans lorsque j’ai appris que je suis une « Zébrette » (test à l’appui !).

Je cherchais à savoir ce qui « clochait » chez moi.

Pourquoi j’avais (et j’ai encore) du mal à vivre comme tout le monde, être heureuse, trouver ma place au travail, dans la famille, parmi mes amis, et dans la société en générale ?

Pourquoi je descends moralement extrêmement bas et remonte si haut que tout me semble si extraordinairement beau ? (Et cela peut être en quelques heures à peine)

Pourquoi milles pensées m’assaillent jours et nuits et peuvent m’empêcher de dormir ?

Pourquoi les mots qui coulent sur les autres, me trottent dans la tête, je les tourne, retourne dans tous les sens (cachés ou pas) et prennent des proportions impensables ?

Pourquoi je peux me sentir si seule dans une foule, ou avec mes amis, ma famille ?

Oui, je voulais savoir ce qui n’allait pas chez moi.

 

J’ai lu, et lis encore, des livres sur le sujet dont les auteurs : Jeanne Siaud-Facchin, Monique de Kermadec, Cécile Bost, Christelle Petitcollin, etc.

Je m’y suis vue, mais sans le test, jamais je n’aurai dit que je suis HP. (Pour ma part j’utilise HP pas pour « Haut Potentiel » mais parce que je me trouve plus proche de « l’Hôpital Psy » tant je me sens mal adaptée à ce monde !)

J’ai fréquenté des forums, des chats, des associations, je suis allée à des conférences ; j’ai rencontré d’autres zèbres, hommes et femmes, et les relations ne sont pas plus faciles qu’ailleurs.

 

Lorsque j’ai su que j’étais HP, c’était le 14 Mai 2012 vers 14h30, je considère cette date un peu comme une seconde naissance, mais je n’en suis pas fière, je ne trouve pas que ce soit une chance, au contraire.

Cela a provoqué d’énormes changements en moi (physiologique et bien-sûr psychologique), ainsi que dans ma famille proche et moins proche, dans mes rapports aux autres.

Suite à ce résultat, j’ai vomi presque tous mes repas pendant près de 2mois, je ne me déplaçais plus qu’avec ma meilleure amie « Bassine » !

Ma peau a commencé à ne plus supporter certaines crèmes ou autres produits, j’ai débuté des intolérances alimentaires, etc.

Il m’est devenu impossible de garder mes larmes lorsqu’une chose me bouleverse, ce peut être tout et n’importe quoi, un livre, une musique, la pleine lune, un coucher de soleil, une gentillesse, une parole, un moment doux et agréable, la liste est non-exhaustive ! Je n’essaye plus forcément de garder ces larmes pour moi, elles font parties de moi, je n’en ai plus honte, je suis sensible, trop ? Et alors ?

 

Certains HP accumulent les connaissances sur un sujet bien précis, ils le connaissent à fond, et ne s’intéressent pas forcément à autre chose. Nous sommes tous différents.

Pour ma part, j’aime apprendre, je suis curieuse, plein de sujets aussi divers les uns que les autres m’intéressent, je passe de l’un à l’autre comme on saute sur les rochers en bord de mer. J’aime créer et réaliser mes créations (ma famille dit que j’ai des doigts de fée), avant, je pensais que tout le monde était ainsi, on apprend les bases et ensuite on s’éclate rapidement en faisant nos propres créations.

Je n’ai pas encore trouvé un sujet ou une activité qui fasse que je ne veuille plus découvrir autre chose.

Je suis assoiffée de connaissances, je sais que je n’aurai pas assez de ma vie pour lire tous les livres que je voudrais, je ne pourrai pas réaliser les milles et une créations qui me submergent sans cesse, je n’arriverai jamais à apprendre toutes les techniques, toutes les théories qui mettent des étoiles dans mes yeux et les vôtres, je ne verrai pas tous les coins et recoins du monde qui me tendent les bras.

Mais ce n’est pas grave, je lis, j’écris, je fais, j’apprends, je découvre tout ce que je peux, ad vitam aeternam.

 

Mes relations aux autres, pfff… Vaste sujet.

 

En ce qui concerne le monde du travail, c’est comment dire, extrêmement complexe, pour ne pas dire catastrophique !

Je n’arrive pas à trouver de job où je puisse réellement m’épanouir et être correctement rémunérée.

J’ai des compétences, et j’en acquiers sans cesse, souvent grâce des personnes formidables avec qui j’ai travaillé ; elles ont souvent plus foi en moi que moi-même, il leur arrive de décider de me former sans me laisser le choix !

Vous avez compris, je change assez régulièrement d’emploi, mais toujours avec le même « public », et encore sur ce point, ça va évoluer.

Ayant rencontré et ayant des amis HP, je sais qu’il est dur de trouver sa place dans les entreprises, et de trouver de l’envie d’y rester. Bien-sûr, on peut aussi lorsqu’on a un talent particulier créer sa place, son activité, son entreprise. (Livre de Cécile BOST : « Surdoués : s’intégrer et s ‘épanouir dans le monde du travail », elle tient aussi un blog)

 

Des relations amicales ?

Oui, j’ai des amis. Je n’en ai pas gardé beaucoup d’avant le test, mais les causes en sont surtout : le divorce, mon changement total de vie, de lieu de vie, etc.

Mes amis savent que je suis HP, ils m’acceptent et m’aiment comme je suis et réciproquement. La majorité d’entre eux sont HP, qu’ils le sachent ou pas, qu’ils l’admettent ou pas. La vie sans eux, est impossible !

Je me fais des relations amicales assez facilement, je sais être sociable, mais je peux aussi être plus hermétique qu’une huître !

Tout le monde n’entre pas dans le cercle de mes intimes facilement, et le siège reste éjectable un bon moment, avant que je ne dise que c’est un ou une amie.

Avec certains, nous parlons de nos enfants, de jobs, de nos lectures, de nos nouvelles découvertes, de théories économiques, bien-être, de notre vision du monde, de nos vies, de tout de rien… Il n’y a rien de défini, ni de définitif.

 

Pour ce qui est de l’amour ? Vaste sujet.

Je n’ai pas encore rencontré la personne qui me comble sur tous les plans, surtout intellectuel.

 

Monique de KERMADEC, dans son livre « Un sentiment de solitude », dit bien qu’il est très dur pour une femme HP de rencontrer celui qui partagera sa vie et qui lui fera oublier ce sentiment de solitude, de vide qui est en nous. Elle conseille de s’y faire et d’apprivoiser cette solitude. Je ne peux m’y résoudre, et pourtant, j’ai appris à faire tout ce qui me plaît avec ou sans mes amis, mais cette absence d’amour est pesante.

 

Pour les hommes, il serait plus aisé de trouver une compagne, (je ne suis pas un homme donc je ne fais que écrire ce que j’ai lu et que je pense avoir compris).

Les femmes aiment les hommes plus intelligents qu’elles (j’évite la blague emplie d’ironie que j’aimerai faire !), et pour une grande majorité des hommes, cela flatte leur égo, les rassure, ils aiment cette « supériorité ».

Je sais et je l’espère, messieurs, que vous n’êtes pas tous ainsi !

 

Il n’est pas aisé de rencontrer la personne dont les valeurs, le mode de vie, le physique, la conversation ou pas, vous plaira. Celui ou celle avec qui vous partagerez des discussions sans fin qui commencent par un sujet basique et termine sur une idée à milles lieux de là après avoir suivi un nombre de méandres incalculable ! Non, ce n’est pas facile.

Je ne désespère pas de trouver chaussure à mon pied, mais il est clair que je ne veux plus, je refuse de m’ennuyer, de me sentir seule aux côtés de quelqu’un, je l’ai assez vécu.

 

Je vous souhaite une vie belle, pleine d’amour ; je vous souhaite d’être heureux, heureuses ; mais, surtout et avant toute autre chose : aimer la vie.

Le bonheur attire le bonheur, l’amour attire l’amour.

 

 

Clémentine Blanche."

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Posté par clementine blanc à 09:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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